Les professionnels de l’accompagnement — thérapeutes, soignants, intervenants d’urgence, forces de l’ordre — sont régulièrement exposés à la souffrance humaine. Cette exposition prolongée peut entraîner deux formes d’usure psychique : le traumatisme vicariant et la fatigue de compassion. Bien qu’ils soient distincts, ces deux phénomènes ont des conséquences sérieuses sur la santé mentale et l’efficacité professionnelle de ceux qui œuvrent au contact de la détresse.
Le traumatisme vicariant, ou secondaire, désigne l’impact psychologique que peut avoir l’écoute répétée de récits traumatiques sur une personne. De son côté, la fatigue de compassion correspond à un épuisement progressif causé par une exposition chronique à la souffrance. Prendre soin de soi n’est pas un luxe, mais une condition indispensable pour pouvoir continuer à accompagner les autres de manière saine et durable…

